Face aux prestations insatisfaisantes en copropriété, nombreux sont les copropriétaires qui s’interrogent sur les pouvoirs du conseil syndical en matière de résiliation contractuelle. Cette question complexe nécessite de bien comprendre les prérogatives légales de cette instance consultative et les procédures à respecter. Entre pouvoir consultatif et décisionnel, missions de contrôle et limites juridiques, le conseil syndical dispose de certains leviers d’action mais dans un cadre strictement encadré par la loi de 1965.
Les essentiels :
- Le conseil syndical dispose d’un pouvoir consultatif mais pas décisionnel : il contrôle et alerte mais ne peut généralement pas résilier seul un contrat
- Seules certaines situations exceptionnelles permettent une résiliation directe : contrats non validés en assemblée générale, risques sécuritaires ou syndic en défaillance
- La procédure de résiliation doit respecter un formalisme strict : mise en demeure, délais de préavis, notification par lettre recommandée et documentation des motifs
- L’assemblée générale reste l’instance décisionnelle pour les résiliations importantes via le vote de résolutions spécifiques
- Des alternatives existent avant la résiliation : négociation amiable, mise en concurrence, renégociation des conditions contractuelles
- Les limites légales sont strictes : respect des mandats en cours, protection contre les révocations abusives, obligation de motifs sérieux et documentés
Le rôle du conseil syndical dans la gestion des contrats de copropriété
Le conseil syndical occupe une position stratégique dans l’organisation de la copropriété, particulièrement en ce qui concerne la surveillance et le contrôle des contrats conclus par le syndic de copropriété. Cette instance, composée de copropriétaires élus en assemblée générale, exerce une mission de veille permanente sur la gestion administrative et financière de l’immeuble. Dans le domaine contractuel, le conseil syndical intervient comme un organe de contrôle et de conseil, sans pour autant détenir un pouvoir décisionnel direct sur la résiliation du contrat ou la conclusion de nouveaux accords.
Le président du conseil syndical coordonne cette surveillance contractuelle en s’assurant que les prestations fournies correspondent aux engagements pris et que les conditions de résiliation sont respectées lorsque des dysfonctionnements sont constatés. Cette mission de contrôle s’étend à l’ensemble des contrats de la copropriété, qu’il s’agisse du contrat du syndic, des contrats de maintenance, d’assurance ou de fourniture de services. Le conseil syndical vérifie notamment que les clauses contractuelles sont appliquées, que les prestations sont conformes aux attentes et que les tarifs pratiqués restent compétitifs par rapport au marché. La question de savoir si le conseil syndical peut-il résilier un contrat dépend largement de ces missions de surveillance et des dysfonctionnements identifiés.
Les missions consultatives du conseil syndical concernant les contrats
La mise en place du conseil syndical confère à cette instance des missions consultatives essentielles dans la gestion contractuelle de la copropriété. Ces missions s’articulent autour de plusieurs axes fondamentaux qui déterminent la capacité d’intervention du conseil en matière de résiliation et influencent directement la réponse à la question : le conseil syndical peut-il résilier un contrat ?
- Le contrôle de l’exécution des contrats en cours constitue la mission principale du conseil syndical, qui doit s’assurer que les prestataires respectent leurs obligations contractuelles et délivrent des prestations conformes aux attentes du syndicat des copropriétaires.
- L’analyse des performances financières et techniques des contrats permet au conseil syndical d’identifier les dysfonctionnements qui pourraient justifier une résiliation anticipée ou une renégociation des conditions contractuelles.
- La préparation des dossiers de mise en concurrence constitue une mission consultative majeure, le conseil syndical pouvant proposer au syndic de lancer des appels d’offres pour optimiser les conditions contractuelles de la copropriété.
- L’évaluation des motifs sérieux susceptibles de justifier une résiliation permet au conseil syndical de documenter les manquements contractuels et de préparer les arguments juridiques nécessaires à une éventuelle procédure.
- Le suivi des délais pour résilier et des préavis de résiliation garantit que les procédures sont engagées dans les temps impartis et que les droits de la copropriété sont préservés.
Cette approche consultative permet au conseil syndical d’exercer une influence significative sur la gestion contractuelle, même s’il ne peut pas directement résilier un contrat sans l’accord du syndic ou de l’assemblée générale. La qualité de cette mission consultative détermine en grande partie l’efficacité de la gestion contractuelle de la copropriété et la capacité à obtenir des prestations satisfaisantes.
Le conseil syndical peut également solliciter l’intervention d’experts pour évaluer la qualité des prestations fournies et constituer un dossier technique solide en cas de procédure de résiliation. Cette expertise technique renforce la crédibilité des arguments avancés et facilite les négociations avec les prestataires défaillants. La documentation précise des manquements contractuels constitue un préalable indispensable à toute action de résiliation, qu’elle soit amiable ou contentieuse, et influence directement les modalités selon lesquelles le conseil syndical peut-il résilier un contrat.
La différence entre pouvoir décisionnel et pouvoir consultatif
La compréhension de la distinction entre pouvoir décisionnel et pouvoir consultatif s’avère cruciale pour déterminer si le conseil syndical peut-il résilier un contrat de manière autonome. Cette différenciation, établie par la loi de 1965 et précisée par la jurisprudence, délimite clairement les prérogatives de chaque organe de la copropriété.
Le pouvoir décisionnel en matière de résiliation appartient principalement au syndic, dans le cadre de son mandat du syndic, et à l’assemblée générale pour les décisions les plus importantes. Le rôle du syndic de copropriété inclut la gestion des contrats au quotidien et la possibilité de résilier le contrat dans certaines circonstances prévues par son mandat ou par la loi. Cette prérogative s’exerce notamment lorsque des motifs légitimes justifient une résiliation immédiate, comme une inexécution suffisamment grave de la part du prestataire.
Le pouvoir consultatif du conseil syndical se manifeste par sa capacité à alerter le syndic sur les dysfonctionnements contractuels, à proposer des solutions alternatives et à préparer les dossiers de résiliation. Cette mission consultative revêt une importance capitale car elle permet d’identifier les problèmes en amont et de documenter les manquements qui pourraient justifier une résiliation. Le conseil syndical peut ainsi notifier la résiliation au syndic en lui fournissant tous les éléments nécessaires à la prise de décision.
La frontière entre ces deux types de pouvoirs peut parfois s’estomper dans certaines situations particulières, notamment lorsque le syndic fait preuve de négligence dans la gestion des contrats ou refuse de donner suite aux recommandations du conseil syndical. Dans ces cas exceptionnels, le conseil syndical peut envisager de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour faire trancher la question par les copropriétaires et obtenir un mandat spécifique pour agir. Cette procédure exceptionnelle constitue l’une des rares situations où le conseil syndical peut-il résilier un contrat avec une légitimité renforcée.
Peut-on résilier un contrat sans l’intervention du syndic ?
La question de savoir si une résiliation à l’initiative du conseil syndical peut s’effectuer sans l’intervention du syndic soulève des problématiques juridiques complexes qui méritent une analyse approfondie. En principe, la gestion du syndic de copropriété inclut la responsabilité contractuelle, ce qui signifie que toute décision de résiliation devrait normalement passer par son intermédiaire.
Cependant, certaines situations exceptionnelles peuvent justifier une action directe du conseil syndical, notamment lorsque le syndic se trouve en situation de conflit d’intérêts ou fait preuve de négligence manifeste dans la gestion des contrats. Dans ces cas particuliers, le conseil syndical peut être amené à agir de manière autonome pour protéger les intérêts de la copropriété, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 25 de la loi de 1965 qui encadre ses prérogatives. Cette situation particulière de résiliation par le conseil syndical sans assemblée générale reste toutefois exceptionnelle et nécessite des justifications solides.
La notification de résiliation par le conseil syndical directe reste toutefois exceptionnelle et doit être justifiée par des circonstances particulières. Le conseil syndical doit alors s’assurer de respecter scrupuleusement les conditions spécifiques prévues par la loi et de documenter précisément les motifs qui justifient cette intervention directe. Cette approche nécessite une connaissance approfondie du droit de la copropriété et une évaluation rigoureuse des risques juridiques encourus. La question de savoir si le conseil syndical peut-il résilier un contrat dans ces conditions dépend largement de la gravité des dysfonctionnements constatés et de l’urgence de la situation.
Les contrats que le conseil syndical peut résilier directement
L’identification des contrats susceptibles d’être résiliés directement par le conseil syndical nécessite une analyse précise des dispositions légales et des spécificités de chaque contrat de syndic. Cette capacité de résiliation directe demeure limitée et s’applique principalement dans des situations d’urgence ou de dysfonctionnement grave.
- Les contrats de prestation ponctuelle conclus sans validation préalable par l’assemblée générale peuvent faire l’objet d’une résiliation directe par le conseil syndical, particulièrement lorsque ces contrats dépassent les prérogatives normales du syndic ou présentent des conditions de résiliation défavorables à la copropriété.
- Les contrats de maintenance technique dont l’exécution présente des risques pour la sécurité des occupants ou la préservation du patrimoine immobilier peuvent justifier une intervention directe du conseil syndical, notamment en cas de motif légitime lié à la sécurité.
- Les contrats conclus par un syndic bénévole sans carte professionnelle valide peuvent être remis en question par le conseil syndical, qui dispose alors d’une légitimité particulière pour agir en protection des intérêts de la copropriété.
- Les contrats dont les conditions tarifaires ont été modifiées unilatéralement par le prestataire sans accord préalable de la copropriété peuvent faire l’objet d’une contestation directe par le conseil syndical, qui peut alors engager une procédure de résiliation pour non-respect des conditions initiales.
- Les contrats de sous-traitance non autorisés par la copropriété et conclus par le syndic en dehors de son mandat peuvent être résiliés par le conseil syndical dans le cadre de sa mission de contrôle de la gestion.
Cette capacité de résiliation directe s’accompagne néanmoins d’obligations procédurales strictes. Le conseil syndical doit notamment adresser une demande motivée au prestataire, en précisant les motifs de la résiliation et en respectant les délais pour résilier prévus par le contrat ou par la loi. La notification au syndic de cette décision constitue également une obligation incontournable pour préserver la cohérence de la gestion de la copropriété et clarifier les situations où le conseil syndical peut-il résilier un contrat de manière autonome.
| Type de contrat | Possibilité de résiliation directe | Conditions requises | Procédure à suivre |
|---|---|---|---|
| Prestation ponctuelle | Oui | Absence de validation AG | Notification directe |
| Maintenance technique | Oui | Risque sécurité | Urgence documentée |
| Contrat syndic bénévole | Oui | Absence carte pro | Mise en demeure |
| Sous-traitance | Oui | Non autorisée | Contestation immédiate |
Les limites légales au pouvoir de résiliation du conseil syndical
Les limites légales encadrant le pouvoir de résiliation du conseil syndical découlent principalement de la répartition des compétences établie par la loi de 1965 et des principes généraux du droit des contrats. Ces limitations visent à préserver l’équilibre entre les différents organes de la copropriété et à garantir la sécurité juridique des relations contractuelles.
La première limite concerne la durée du contrat de syndic, qui ne peut être remise en cause par le conseil syndical que dans des circonstances exceptionnelles prévues par la loi. Le mandat du syndic bénéficie d’une protection particulière qui limite les possibilités de résiliation anticipée aux seuls cas de manquement grave ou de révocation du syndic décidée en assemblée générale. Cette protection limite significativement les cas où le conseil syndical peut-il résilier un contrat de syndic.
La seconde limitation porte sur les contrats conclus avec l’accord préalable de l’assemblée générale, qui ne peuvent être résiliés par le conseil syndical sans une nouvelle délibération des copropriétaires. Cette protection contractuelle garantit que les décisions importantes de la copropriété ne peuvent être remises en cause par une instance non décisionnelle, même si celle-ci dispose d’une légitimité consultative. Les clauses de résiliation des contrats prestataires doivent être respectées scrupuleusement.
Les conditions spécifiques de résiliation prévues dans certains contrats constituent également une limite importante au pouvoir d’action du conseil syndical. Lorsque le contrat prévoit des préavis de résiliation particuliers ou des indemnités de résiliation, le conseil syndical doit respecter scrupuleusement ces dispositions sous peine de voir sa responsabilité engagée.
La protection contre la révocation abusive s’applique également aux décisions de résiliation prises par le conseil syndical. Toute résiliation doit être justifiée par des motifs sérieux et documentés, faute de quoi elle pourrait être annulée par les tribunaux et donner lieu à des dommages et intérêts au profit du prestataire lésé. Cette exigence de motivation renforce l’importance de la documentation préalable pour déterminer si le conseil syndical peut-il résilier un contrat en toute légalité.
Enfin, l’obligation de respecter les procédures de résiliation prévues par le droit commun des contrats limite la marge de manœuvre du conseil syndical. La mise en demeure préalable, le respect des délais de préavis et la lettre recommandée avec accusé de réception constituent autant d’obligations procédurales qui encadrent strictement l’exercice du pouvoir de résiliation.
La procédure pour résilier un contrat en copropriété
La mise en œuvre d’une procédure de résiliation de contrat par le conseil syndical nécessite le respect d’un formalisme juridique strict qui garantit la validité de la démarche et protège les intérêts de toutes les parties concernées. Cette procédure s’articule autour de plusieurs étapes fondamentales qui doivent être scrupuleusement respectées pour éviter tout risque de nullité ou de contestation ultérieure.
L’analyse préalable des conditions de résiliation inscrites dans le contrat constitue le point de départ de toute procédure. Cette étude permet d’identifier les motifs légitimes susceptibles de justifier la résiliation et de déterminer les modalités procédurales applicables. Le conseil syndical doit également évaluer les conséquences financières de la résiliation, notamment en termes d’indemnité de résiliation du contrat en copropriété qui pourrait être due au prestataire.
La coordination avec les conséquences du non-renouvellement du syndic peut également influencer la stratégie de résiliation, particulièrement lorsque plusieurs contrats sont concernés simultanément. Cette approche globale permet d’optimiser la gestion contractuelle de la copropriété et d’éviter les situations de vide juridique ou de chevauchement de responsabilités. Dans ce contexte, la question de savoir si le conseil syndical peut-il résilier un contrat prend une dimension stratégique importante.
Les étapes à suivre pour une résiliation conforme à la loi
La mise en œuvre d’une résiliation de contrat prestataire en copropriété conforme à la législation nécessite le respect d’une chronologie précise qui garantit la validité juridique de la démarche. Le gestionnaire de copropriété joue souvent un rôle clé dans l’accompagnement de cette procédure, en apportant son expertise technique et juridique.
- La constitution du dossier de résiliation débute par la collecte et l’analyse de tous les éléments contractuels, incluant le contrat initial, ses éventuels avenants, les correspondances échangées avec le prestataire et la documentation des manquements constatés.
- L’évaluation juridique des motifs de résiliation permet de déterminer si les dysfonctionnements constatés constituent effectivement des motifs sérieux au sens de la jurisprudence et s’ils justifient une résiliation immédiate ou nécessitent une mise en demeure préalable.
- La rédaction de la mise en demeure constitue une étape cruciale qui doit préciser avec exactitude les manquements reprochés, les délais accordés pour y remédier et les conséquences en cas de non-exécution, incluant la possibilité de résiliation du contrat.
- L’envoi de la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception garantit la preuve de la notification et déclenche le décompte des délais légaux ou contractuels applicables à la situation.
- L’évaluation de la réponse du prestataire permet de déterminer si les mesures correctives proposées sont satisfaisantes ou si la procédure de résiliation doit être poursuivie jusqu’à son terme.
- La notification définitive de résiliation doit respecter les délais pour résilier prévus par le contrat et préciser la date d’effet de la résiliation ainsi que les modalités de transfert des prestations vers un nouveau syndic ou prestataire.
Cette procédure structurée permet de minimiser les risques juridiques et de préserver les intérêts de la copropriété tout en respectant les droits du prestataire. La documentation précise de chaque étape constitue un élément essentiel pour justifier la décision en cas de contestation ultérieure et pour démontrer que le conseil syndical peut-il résilier un contrat dans le respect des procédures légales.
La coordination entre les différents acteurs de la copropriété s’avère également cruciale durant cette procédure. L’information régulière du syndic actuel et des copropriétaires permet de maintenir la cohérence de la gestion et d’anticiper les mesures de remplacement nécessaires. Cette coordination facilite grandement la transition vers un nouveau contrat et minimise les risques de rupture de service.
Les délais et formalités à respecter
Le respect des délais et formalités constitue un aspect crucial de la procédure de résiliation qui conditionne la validité de l’ensemble de la démarche. Ces obligations temporelles et formelles varient selon la nature du contrat, les clauses de résiliation qu’il contient et les circonstances particulières de la résiliation.
Les préavis de résiliation constituent la principale contrainte temporelle à respecter. Ces délais, généralement fixés par le contrat lui-même, peuvent varier de quelques jours à plusieurs mois selon la complexité des prestations concernées et la difficulté de leur remplacement. La résiliation de contrat par le conseil syndical doit anticiper ces délais pour éviter toute interruption de service préjudiciable à la copropriété.
La notion de jour franc s’applique au calcul de ces délais, ce qui signifie que le jour de la notification et celui de l’échéance ne sont pas comptabilisés. Cette règle de calcul peut avoir des conséquences importantes sur la date effective de résiliation, particulièrement lorsque les délais sont courts ou que la résiliation intervient en période de congés.
Les formalités de notification revêtent une importance particulière dans le cadre d’une résiliation par le conseil syndical. La lettre recommandée avec accusé de réception constitue le mode de notification privilégié, car elle apporte la preuve certaine de la réception par le destinataire. Cette preuve peut s’avérer déterminante en cas de contestation ultérieure devant les tribunaux et pour établir que le conseil syndical peut-il résilier un contrat en respectant les formalités légales.
L’accusé de réception doit être conservé précieusement dans le dossier de la copropriété, car il constitue le point de départ du décompte des délais contractuels ou légaux. En cas de refus de réception ou de non-présentation du destinataire, la procédure de notification peut être complétée par d’autres moyens, notamment l’affichage en mairie ou la signification par huissier.
La coordination avec les autres instances de la copropriété nécessite également le respect de formalités particulières. L’information du syndic actuel et du président du conseil syndical garantit la cohérence de la gestion et permet d’anticiper les mesures de remplacement nécessaires. Cette coordination s’avère particulièrement importante lorsque la résiliation concerne des prestations essentielles au fonctionnement de l’immeuble et influence les modalités selon lesquelles une assemblée générale de résiliation de contrat pourrait être nécessaire.
Quelles alternatives s’offrent au conseil syndical pour agir sur les contrats ?
Lorsque la résiliation directe n’est pas envisageable ou souhaitable, le conseil syndical dispose de plusieurs alternatives pour influencer la gestion contractuelle de la copropriété et améliorer la qualité des prestations fournies. Ces alternatives permettent souvent d’obtenir des résultats satisfaisants sans recourir aux procédures contentieuses, tout en préservant les relations commerciales et en évitant les indemnités de résiliation.
La négociation amiable constitue généralement la première approche à privilégier, particulièrement lorsque les dysfonctionnements constatés résultent davantage d’un malentendu ou d’un problème d’organisation que d’une défaillance structurelle du prestataire. Cette approche collaborative permet souvent de résoudre les difficultés tout en maintenant la relation contractuelle existante et d’éviter la question complexe de savoir si le conseil syndical peut-il résilier un contrat.
L’escalade progressive des mesures correctives offre également une alternative intéressante à la résiliation immédiate. Cette stratégie permet d’obtenir des améliorations substantielles tout en donnant au prestataire l’opportunité de corriger ses défaillances et de démontrer sa capacité à respecter ses engagements contractuels. La résiliation par le syndic du contrat en copropriété peut ainsi être évitée grâce à ces mesures préventives.
Le vote d’une résolution en assemblée générale

Le recours au vote d’une résolution en assemblée générale constitue l’alternative la plus démocratique et la plus sécurisée juridiquement pour traiter les problématiques contractuelles importantes. Cette procédure permet d’associer l’ensemble des copropriétaires à la décision et de donner une légitimité forte aux mesures adoptées.
La préparation de cette résolution nécessite un travail approfondi du conseil syndical, qui doit constituer un dossier complet présentant les dysfonctionnements constatés, les solutions envisagées et leurs implications financières. Cette préparation inclut souvent une analyse comparative des offres du marché et une évaluation des critères d’un bon syndic ou prestataire.
L’ordre du jour de l’assemblée doit être rédigé avec précision pour permettre aux copropriétaires de comprendre les enjeux et de prendre une décision éclairée. La formulation de la résolution doit être suffisamment précise pour éviter toute ambiguïté dans son interprétation, tout en laissant une marge de manœuvre suffisante au syndic pour la mise en œuvre pratique.
Le vote de la résolution peut porter sur différents aspects de la gestion contractuelle, depuis la simple mise en demeure du prestataire jusqu’à l’autorisation de résilier le contrat et de procéder à une mise en concurrence. Cette flexibilité permet d’adapter la réponse à l’ampleur des dysfonctionnements constatés et aux spécificités de chaque situation, clarifiant définitivement la question de savoir si le conseil syndical peut-il résilier un contrat avec l’accord des copropriétaires.
L’adoption de la résolution confère au syndic un mandat clair pour agir, ce qui facilite grandement les négociations avec le prestataire défaillant. Cette légitimité démocratique renforce la position de la copropriété et peut inciter le prestataire à proposer spontanément des mesures correctives pour éviter la résiliation.
La mise en concurrence et la renégociation des contrats
La mise en concurrence constitue un levier puissant pour améliorer les conditions contractuelles de la copropriété, même sans procéder à une résiliation immédiate. Cette démarche permet d’évaluer objectivement les prestations en cours et d’identifier les opportunités d’amélioration ou d’économies.
L’organisation d’un appel d’offres parallèle au contrat en cours offre une base de négociation solide avec le prestataire actuel. Cette approche permet souvent d’obtenir des améliorations significatives des conditions contractuelles, qu’il s’agisse des tarifs, de la qualité des prestations ou des clauses de résiliation. Le prestataire, confronté à la concurrence, est généralement plus enclin à faire des concessions pour conserver le contrat.
La renégociation contractuelle peut porter sur différents aspects du contrat, depuis les conditions tarifaires jusqu’aux modalités d’exécution des prestations. Cette démarche permet souvent d’adapter le contrat aux évolutions des besoins de la copropriété et d’intégrer les innovations techniques ou réglementaires apparues depuis la conclusion du contrat initial.
L’expertise du conseil syndical dans cette démarche de mise en concurrence s’avère particulièrement précieuse pour trouver un nouveau syndic ou prestataire adapté aux spécificités de la copropriété. Cette connaissance approfondie des besoins et des contraintes permet d’élaborer un cahier des charges précis et de sélectionner les candidats les plus pertinents.
La négociation des conditions spécifiques de résiliation dans le cadre d’un nouveau contrat permet d’anticiper les difficultés futures et de se prémunir contre les situations de blocage. Cette approche préventive facilite grandement la gestion contractuelle ultérieure et réduit les risques de contentieux, tout en clarifiant les conditions dans lesquelles le conseil syndical peut-il résilier un contrat à l’avenir.
L’accompagnement par 123syndic.com dans ces démarches de mise en concurrence apporte une expertise professionnelle qui optimise les résultats obtenus. Cette assistance spécialisée permet de bénéficier d’une connaissance approfondie du marché et des meilleures pratiques en matière de gestion contractuelle de copropriété, garantissant ainsi une gestion optimale des contrats et une protection efficace des intérêts des copropriétaires. Notre expertise permet également de clarifier définitivement les situations où le conseil syndical peut-il résilier un contrat et d’optimiser les procédures pour chaque copropriété.
FAQ
Le conseil syndical peut-il résilier directement un contrat sans l’accord du syndic ?
Non, en règle générale, le conseil syndical ne peut pas résilier un contrat sans l’intervention du syndic. Il dispose uniquement d’un pouvoir consultatif et de surveillance. Seules des situations exceptionnelles (conflit d’intérêts du syndic, négligence grave) peuvent justifier une action directe du conseil syndical, qui doit alors respecter des procédures strictes.
Quels sont les motifs légitimes qui permettent au conseil syndical d’initier une procédure de résiliation ?
Les motifs légitimes incluent l’inexécution grave des prestations, le non-respect des clauses contractuelles, les risques pour la sécurité des occupants, ou les modifications tarifaires unilatérales. Le conseil syndical doit documenter précisément ces manquements et respecter une procédure de mise en demeure avant d’envisager la résiliation.
Quelles alternatives le conseil syndical peut-il utiliser pour améliorer les contrats sans les résilier ?
Le conseil syndical peut organiser une mise en concurrence pour renégocier les conditions, proposer un vote en assemblée générale pour donner mandat au syndic, ou engager une négociation amiable avec le prestataire. Ces alternatives permettent souvent d’obtenir des améliorations sans rupture contractuelle ni indemnités de résiliation.