Vous payez un syndic chaque année, mais savez-vous vraiment ce que comprend son forfait — et ce qu’il peut légalement vous facturer en plus ? Depuis la loi ALUR de 2014, les règles sont claires : contrat type obligatoire, liste limitative des prestations hors forfait, plafonnement de certains frais. Pourtant, les facturations abusives restent fréquentes. Ce guide vous explique concrètement comment fonctionne l’encadrement des honoraires de syndic par la loi ALUR, ce qui est inclus dans votre forfait, ce qui ne l’est pas, et comment protéger votre copropriété.
Les essentiels :
- La loi ALUR (2014) impose un contrat type de syndic réglementaire obligatoire pour tous les syndics professionnels depuis le 1er juillet 2015, avec des sanctions pouvant atteindre 15 000 € en cas de non-respect.
- Le forfait annuel de gestion courante (entre 120 et 200 € par lot) couvre obligatoirement les assemblées générales, la comptabilité, l’extranet, le carnet d’entretien et le compte bancaire séparé — sans facturation supplémentaire possible.
- Seules les prestations listées à l’annexe 2 du décret n° 2015-342 peuvent être facturées hors forfait : recouvrement d’impayés, sinistres complexes, état daté (plafonné à 380 € TTC), suivi de travaux exceptionnels.
- Les honoraires pour travaux exceptionnels doivent obligatoirement être exprimés en pourcentage dégressif du montant HT des travaux, et votés lors de la même assemblée générale que les travaux.
- La frontière entre travaux de maintenance (inclus dans le forfait) et travaux exceptionnels (honoraires spécifiques) est une source fréquente de litiges : une vigilance particulière s’impose à chaque assemblée générale.
- La mise en concurrence des syndics est une obligation légale : comparer uniquement le forfait annuel ne suffit pas — il faut analyser l’ensemble des prestations hors forfait prévisibles pour identifier l’offre réellement la plus avantageuse.
- Huit erreurs fréquentes sont identifiées, notamment accepter un état daté au-delà du plafond légal, ne pas exiger de grille dégressive pour les travaux, ou ignorer les taux horaires appliqués hors horaires de bureau.
La loi ALUR et son impact sur les honoraires de syndic : une réforme structurante
La loi n° 2014-366, portée sous l’impulsion du gouvernement et adoptée par l’assemblée nationale, représente l’une des réformes les plus ambitieuses du droit de la copropriété depuis la loi du 10 juillet 1965. Parmi ses nombreux volets, l’encadrement des honoraires de syndic par la loi ALUR s’impose comme l’un des plus structurants pour la vie quotidienne des copropriétaires. En imposant un contrat type de syndic réglementaire, en encadrant les prestations facturables et en renforçant la transparence liée à la facturation du syndic en copropriété, cette réforme a profondément modifié les relations entre les syndics de copropriété professionnels et les syndicats de copropriétaires. Son objectif central : mettre fin aux abus tarifaires, harmoniser les pratiques et améliorer le cadre de vie des copropriétaires. Pour approfondir les impacts de la loi ALUR sur les copropriétés, vous pouvez consulter notre analyse dédiée.
Le contexte ayant conduit à l’encadrement des honoraires de syndic par la loi ALUR
Avant 2014, les pratiques tarifaires des syndics relevaient d’un marché peu régulé. Les honoraires du syndic variaient considérablement d’un prestataire à l’autre, rendant toute comparaison difficile pour les copropriétaires. Des frais cachés s’accumulaient régulièrement : frais de photocopie de syndic illégaux, frais administratifs, frais de convocation ou encore frais de gestion de sinistres qui auraient dû être intégrés dans un forfait de base cohérent. Cette opacité nourrissait la méfiance des copropriétaires et alimentait des litiges récurrents. Les associations de consommateurs, notamment la CLCV, ont porté avec force la demande d’un cadre légal clair. C’est dans ce contexte que le législateur a décidé, via l’encadrement des honoraires de syndic par la loi ALUR, de rééquilibrer le rapport de force entre les syndics professionnels et les syndicats de copropriétaires, en instaurant des règles opposables à toute personne physique ou morale exerçant la fonction de syndic à titre professionnel. Le rôle et les missions du syndic de copropriété s’en sont trouvés redéfinis en profondeur.
Les grands principes introduits par la loi ALUR en matière d’honoraires de syndic
La réforme des honoraires de syndic issue de la loi ALUR a introduit plusieurs mécanismes fondamentaux. En premier lieu, un contrat type réglementaire est devenu obligatoire pour tous les syndics professionnels à compter du 1er juillet 2015. Ce contrat précise avec exactitude ce qui est inclus dans la gestion courante et ce qui peut être facturé en dehors du forfait. Une liste limitative des prestations particulières a été établie à l’annexe 2 du décret n° 2015-342 du 26 mars 2015 : seules les prestations y figurant peuvent donner lieu à une facturation complémentaire. Toute prestation supplémentaire doit être explicitement approuvée par les copropriétaires. En cas de non-respect, des sanctions sont prévues : jusqu’à 3 000 € pour une personne physique et jusqu’à 15 000 € pour une personne morale. Ce dispositif s’inscrit également dans un ensemble plus large d’obligations : mise en place d’un extranet copropriétaires, ouverture d’un compte bancaire séparé, établissement d’une fiche synthétique annuelle et mise en concurrence obligatoire du syndic. Pour en savoir plus sur le contrat type de syndic réglementaire, notre guide complet vous détaille chaque clause essentielle.
Le forfait de gestion courante : le cœur du dispositif légal sur les honoraires de syndic
Le forfait annuel de gestion courante constitue la pièce maîtresse du dispositif issu de la réforme des honoraires de syndic par la loi ALUR. Il correspond à la rémunération du syndic pour l’ensemble des missions de gestion quotidienne de la copropriété, sans possibilité de facturation additionnelle pour les tâches qui y sont rattachées. Son montant varie selon la taille de la copropriété : plus celle-ci est petite, plus le coût par copropriétaire est élevé. À titre indicatif, on observe des fourchettes comprises entre 120 et 200 € par an et par lot, soit environ 12 % du montant des honoraires globaux rapporté aux charges totales. Pour les dépassements de durée en horaires de bureau, le syndic peut facturer entre 60 et 120 €/heure, et entre 90 et 250 €/heure pour des interventions nocturnes ou le week-end.
Ce que le forfait de gestion courante doit obligatoirement inclure selon la loi ALUR
Conformément aux règles encadrant les honoraires de syndic issues de la loi ALUR, le forfait de base doit couvrir un ensemble précis de missions, sans possibilité pour le syndic de les facturer séparément. Ces prestations sont comprises dans le budget prévisionnel de la copropriété et ne peuvent faire l’objet d’aucune rémunération complémentaire :
- Tenue des assemblées générales ordinaires (convocation, procès-verbal, suivi des décisions)
- Gestion comptable et financière courante (tenue des comptes, appels de fonds trimestriels, établissement du budget prévisionnel)
- Gestion administrative (correspondances, archivage, suivi des contrats de maintenance)
- Entretien courant et maintenance des parties communes dans le cadre de la gestion courante de l’immeuble
- Suivi des contrats d’assurance de la copropriété
- Mise à disposition de l’extranet copropriétaires (depuis le 1er janvier 2015)
- Tenue et mise à jour du carnet d’entretien de l’immeuble
- Immatriculation et mise à jour au registre national des copropriétés
- Ouverture et gestion du compte séparé (non facturable séparément)
- Établissement de la fiche synthétique annuelle obligatoire
Les prestations particulières autorisées en dehors du forfait par la loi ALUR
| Prestation | Incluse dans le forfait | Hors forfait (liste limitative) | Plafonnée par décret |
|---|---|---|---|
| Tenue de l’assemblée générale ordinaire | ✅ Oui | ❌ Non | ❌ Non |
| Gestion comptable courante | ✅ Oui | ❌ Non | ❌ Non |
| Suivi des contrats de maintenance | ✅ Oui | ❌ Non | ❌ Non |
| Ouverture du compte bancaire séparé | ✅ Oui | ❌ Non | ❌ Non |
| Mise à disposition de l’extranet | ✅ Oui | ❌ Non | ❌ Non |
| Recouvrement des impayés | ❌ Non | ✅ Oui | ❌ Non |
| Gestion d’un sinistre complexe | ❌ Non | ✅ Oui | ❌ Non |
| Établissement de l’état daté (vente) | ❌ Non | ✅ Oui | ✅ Oui (380 € TTC max) |
| Suivi de travaux exceptionnels | ❌ Non | ✅ Oui | ❌ Non (taux dégressif obligatoire) |
| Études techniques / diagnostics | ❌ Non | ✅ Oui | ❌ Non |
Les prestations exceptionnelles et leur encadrement légal en matière d’honoraires de syndic
Le cadre légal des honoraires de syndic issu de la loi ALUR établit une distinction fondamentale entre les prestations de gestion courante et les prestations exceptionnelles. Cette frontière est source de nombreuses tensions entre copropriétaires et syndics, notamment lorsque des travaux exceptionnels sont engagés. Le législateur est intervenu pour clarifier la situation, en particulier via l’article 18-1 A III de la loi du 10 juillet 1965, qui encadre la rémunération spécifique pouvant être perçue par le syndic à l’occasion de travaux. Malgré ces avancées, des zones de flou subsistent, notamment autour des honoraires pour travaux et de la frontière entre maintenance et travaux exceptionnels. Le plafonnement des honoraires ne couvre pas encore tous les cas de figure, ce qui impose aux copropriétaires une vigilance accrue lors de chaque assemblée générale.
La distinction entre prestations courantes et prestations exceptionnelles
Comprendre la frontière entre prestations courantes et prestations exceptionnelles est essentiel pour appliquer correctement les règles encadrant les honoraires de syndic issues de la loi ALUR. Les travaux de maintenance — entretien courant, menues réparations, remplacement d’équipements dans le cadre d’un contrat de maintenance, vérifications périodiques obligatoires — sont intégralement couverts par le forfait annuel et ne donnent lieu à aucun honoraire supplémentaire. En revanche, les travaux exceptionnels ouvrent droit à une rémunération spécifique : il s’agit des travaux de conservation de l’immeuble hors maintenance, des travaux sur équipements communs hors contrat, des travaux d’amélioration, des études techniques et des diagnostics. La frontière entre les deux catégories peut donner lieu à des litiges, notamment lorsqu’un syndic intervenant sur les travaux cherche à qualifier en « exceptionnel » ce qui relève en réalité de l’entretien de l’immeuble courant. La rémunération du syndic pour travaux doit impérativement être votée lors de la même assemblée générale que les travaux eux-mêmes, selon les règles de majorité applicables en assemblée générale de copropriété, notamment la majorité absolue de l’article 25.
Les honoraires exceptionnels du syndic liés aux travaux encadrés par la loi ALUR
La réglementation des honoraires de syndic issue de la loi ALUR encadre précisément les catégories de travaux pouvant donner lieu à des honoraires exceptionnels du syndic. Voici les cinq catégories reconnues :
- Les travaux de conservation ou d’entretien de l’immeuble hors maintenance courante
- Les travaux portant sur les éléments d’équipement communs hors maintenance
- Les travaux d’amélioration (transformation d’équipements existants, adjonction d’éléments nouveaux, aménagement ou création de locaux communs, surélévation)
- Les études techniques (diagnostics, consultations liées à la conservation de l’immeuble)
- Tout travail ne concourant pas à la maintenance et à l’administration des parties communes
Plusieurs règles de calcul s’appliquent à ces honoraires de syndic pour travaux. Les honoraires doivent être exprimés HT et TTC, en pourcentage du montant HT des travaux. Le taux dégressif est obligatoire selon l’importance des travaux : plus le montant des travaux est élevé, plus le taux appliqué à ces travaux doit diminuer. Le syndic ne peut pas facturer à la vacation horaire pour des honoraires de travaux, et il est vivement conseillé de joindre une grille tarifaire dégressive selon l’importance des travaux à la convocation de l’assemblée générale. Sur le plan législatif, la loi ALUR de 2014 avait initialement interdit de mentionner les honoraires pour travaux dans le contrat type. L’ordonnance de 2019 a partiellement levé cette interdiction, mais sans adaptation du contrat type, rendant en pratique toute indication encore très difficile à formaliser. Pour aller plus loin, consultez notre article sur les travaux et rénovations en copropriété ainsi que le décret du 22 décembre 2025 sur la rénovation en copropriété.
Comment comparer le barème des honoraires de syndic à la lumière de la loi ALUR

La réforme des honoraires de syndic issue de la loi ALUR a considérablement facilité la comparaison entre prestataires grâce à l’uniformisation du contrat type de syndic. La mise en concurrence est désormais une obligation légale avant toute signature ou renouvellement d’un contrat de gestion. Pourtant, comparer les offres reste un exercice complexe : les tarifs des prestations hors forfait varient fortement d’un prestataire à l’autre, et la simple comparaison du forfait annuel ne suffit pas à identifier l’offre la plus avantageuse. La taille de la copropriété, sa localisation géographique et le type de syndic — qu’il s’agisse d’un syndic professionnel, d’une agence immobilière, d’un syndic bénévole ou d’un syndic non professionnel — influencent significativement le montant des honoraires. Un changement de syndic ou l’arrivée d’un nouveau syndic doit donc s’accompagner d’une analyse rigoureuse de l’ensemble des postes de coûts. Comment négocier les honoraires de son syndic ? La réponse passe avant tout par une lecture attentive du contrat type et une mise en concurrence sérieuse.
Les erreurs fréquentes dans la lecture du barème des honoraires de syndic encadrés par la loi ALUR
La réglementation des honoraires de syndic issue de la loi ALUR est précise, mais sa lecture reste technique. Voici les huit erreurs les plus fréquemment commises par les copropriétaires et les conseils syndicaux :
- Ne pas vérifier que toutes les prestations du forfait sont bien conformes au contrat type de syndic imposé par la loi ALUR
- Ignorer la liste des prestations hors forfait et ne pas contrôler leur conformité avec l’annexe 2 du décret n° 2015-342
- Ne pas comparer le coût total — forfait et prestations hors forfait prévisibles — entre plusieurs syndics lors de la mise en concurrence
- Accepter sans vérification un état daté facturé au-delà du plafond légal de 380 € TTC au copropriétaire vendeur
- Confondre travaux de maintenance inclus dans le forfait et travaux exceptionnels donnant lieu à des honoraires exceptionnels du syndic encadrés par la loi ALUR
- Ne pas exiger que le vote des honoraires de travaux du syndic en assemblée générale soit présenté avec un pourcentage d’honoraires du syndic pour travaux dégressif lors de la résolution inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale
- Négliger de lire les clauses relatives aux taux horaires appliqués en dehors des horaires de bureau, qui peuvent alourdir significativement la facturation du syndic en copropriété
- Ne pas demander de grille tarifaire dégressive pour les travaux importants avant de voter en assemblée générale, au risque de valider des honoraires exceptionnels disproportionnés, notamment en matière de rémunération du syndic pour le suivi de travaux ou d’imputation des frais du syndic au copropriétaire
Pour approfondir vos obligations en matière de rénovation et de fonds de travaux, consultez notre article sur le DTG et les obligations de rénovation en copropriété.
Le rôle de 123syndic pour optimiser les honoraires de syndic dans le cadre de la loi ALUR
123syndic.com se positionne comme un courtier spécialisé dans la gestion des copropriétés, dont l’expertise repose notamment sur une maîtrise approfondie des honoraires de syndic encadrés par la loi ALUR. Notre approche s’articule autour de trois piliers : la mise en concurrence des syndics sur des bases homogènes et conformes au cadre légal, la réduction des charges récurrentes grâce à l’identification des frais annexes du syndic injustifiés au regard de la loi ALUR, et un accompagnement conseil qui place le président du conseil syndical au cœur de chaque décision. À chaque étape, le conseil syndical reste seul décisionnaire : nous lui fournissons les outils, les analyses et les comparatifs, sans jamais substituer notre jugement au sien. La maîtrise du cadre légal encadrant les honoraires de syndic est au cœur de la valeur ajoutée que nous apportons à nos clients.
Notre accompagnement pour mettre en concurrence les syndics selon les critères de la loi ALUR
Chez 123syndic.com, nous organisons la mise en concurrence des syndics en nous appuyant rigoureusement sur le cadre légal imposé par la loi ALUR en matière d’honoraires de syndic. Nous analysons chaque contrat proposé pour vérifier sa conformité avec le contrat type réglementaire et la liste limitative des prestations hors forfait. Nous aidons le conseil syndical à comparer les offres sur des bases homogènes : forfait annuel, prestations hors forfait prévisibles et barème des honoraires de syndic pour travaux. Cette démarche permet d’éviter les erreurs classiques liées à une comparaison partielle. La mise en concurrence n’est pas seulement une obligation légale issue du contrat type de syndic : c’est aussi un levier concret d’économies pour la copropriété, qui peut se traduire par une réduction significative des coûts liés à la gestion courante du syndic encadrée par la loi ALUR et des frais annexes du syndic encadrés par la loi ALUR. Notre neutralité est totale : nous ne choisissons pas à la place du conseil syndical, nous lui fournissons toutes les clés pour décider en toute connaissance de cause, y compris lors d’un changement de syndic.
Les bénéfices concrets pour votre copropriété grâce à une meilleure maîtrise des honoraires de syndic encadrés par la loi ALUR
Grâce à une lecture rigoureuse du cadre légal des honoraires de syndic issu de la loi ALUR, 123syndic.com aide les copropriétés à réduire significativement leurs charges et à améliorer leur cadre de vie. Nos interventions permettent d’identifier des prestations hors forfait facturées abusivement, de renégocier les taux horaires, de vérifier le respect du plafond de l’état daté et de contrôler la dégressivité des honoraires pour travaux. Nous vérifions également que les contributions obligatoires au fonds de travaux sont correctement intégrées dans le budget prévisionnel et que les frais de relance du syndic encadrés par la loi ALUR, les frais de mise en demeure du syndic et les honoraires du syndic pour le recouvrement des charges respectent bien le cadre de l’annexe 2 du décret de 2015. Notre transparence et notre réactivité sont les valeurs qui guident chaque mission. En s’appuyant sur une expertise reconnue des honoraires de syndic encadrés par la loi ALUR, nous nous engageons aux côtés des copropriétaires pour moderniser la gestion de leur immeuble, sécuriser leurs contributions obligatoires et améliorer durablement la qualité de vie au sein de leur copropriété.
FAQ
Qu’est-ce que la loi ALUR a changé concrètement sur les honoraires de syndic ?
La loi ALUR de 2014 a rendu obligatoire un contrat type de syndic qui distingue clairement ce qui est inclus dans le forfait annuel de gestion courante et ce qui peut être facturé en supplément. Elle a instauré une liste limitative des prestations hors forfait (annexe 2 du décret n° 2015-342), interdit toute facturation non prévue sans accord des copropriétaires, et plafonné certains frais comme l’état daté à 380 € TTC. L’objectif : mettre fin aux abus tarifaires et imposer une transparence totale sur la facturation du syndic en copropriété.
Quelles prestations sont obligatoirement incluses dans le forfait de syndic selon la loi ALUR ?
Le forfait annuel doit couvrir toutes les missions de gestion courante du syndic encadrée par la loi ALUR : tenue de l’assemblée générale ordinaire, gestion comptable et financière, suivi des contrats de maintenance, ouverture et gestion du compte bancaire séparé, mise à disposition de l’extranet copropriétaires, tenue du carnet d’entretien et établissement de la fiche synthétique annuelle. Aucune de ces prestations incluses dans le forfait du syndic ne peut faire l’objet d’une facturation complémentaire.
Comment contester une facture de syndic abusive en application de la loi ALUR ?
La première étape est de vérifier si la prestation facturée figure bien dans la liste limitative de l’annexe 2 du décret n° 2015-342. Si ce n’est pas le cas, la facturation est illégale et peut être contestée. Il convient d’adresser une mise en demeure écrite au syndic, et si nécessaire, de saisir le tribunal judiciaire. Des sanctions pouvant aller jusqu’à 15 000 € sont prévues pour les syndics professionnels contrevenants.